Bandeau
Aventure en Guyane
à l’époque où la jungle était intacte

10 ans de vie de Robinson en Guyane à une époque ou la Jungle était encore intacte et témoignage sur sa destruction.

Vers macaque

Imaginez un gros asticot en forme de vrille qui vous bouffe tout cru... Un ou une famille, car on peut en attraper plusieurs.

Article mis en ligne le 29 juin 2016

par Christian Voillemont
logo imprimer

J’ai découvert l’existence de ce parasite par hasard. J’avais lu dans de vieux livres d’horribles histoires sur des chercheurs d’or qui s’étaient fait bouffer le cerveau vivant par des asticots, histoires que je m’étais empressé d’oublier.
Puis un jour, lors d’une sortie en forêt alors que j’étais marsouin au Bima, un de mes compagnons fut atteint d’un mal étrange. Des démangeaisons terribles accompagnées de douleurs persistantes provenaient de sortes de furoncles. Situés dans le dos, ils avaient au centre un trou d’où s’échappait de temps en temps un liquide verdâtre... en regardant attentivement dans le trou, on pouvait voir bouger un asticot... Chacun donna sa recette secrète, de la vaseline pour empêcher l’asticot de respirer et l’obliger à sortir, une décoction de tabac sur le furoncle... rien n’y fit.
Il a fallu virer les parasites par chirurgie.
Plus tard, lorsque je vivais à Grand Laussat, un de mes chiens en fut atteint. Je fis une incision avec une lame de rasoir et sortit le monstre. Un gros asticot, poilu, avec un corps énorme coté tête et très effilé à l’autre extrémité et poilu. Trois centimètres de long et tout jaune. La bestiole finit dans un bocal avec du rhum en souvenir et me fût dérobée par un ancien légionnaire unijambiste qui sévit quelques années à St Laurent du Maroni.
Lors de notre expédition en 1995 sur l’Approuague, nous découvrîmes un nid-d’oiseau avec un oisillon qui abritait une collection de 7 vers macaques. Ils étaient tellement gros et l’oisillon tellement maigre, qu’ils boursouflaient son corps. Certains étaient même à moitié sortis. Nous avons abrégé les souffrances du pauvre oiseau en nourrissant les piranhas...

 Dermatobia hominis

Cet impressionnant parasite n’est autre que la larve de la mouche Dermatobia hominis. La mouche capture un moustique, lui pond des œufs sous le ventre et quand le moustique vient festoyer sur votre peau, les larves de la mouche en profitent pour s’installer et jouer au pique-assiette. Le banquet dure d’un à trois mois et ensuite la larve quitte son hôte pour se cacher dans le sol où trois semaines plus tard elle se transforme en mouche.

Les plaies ne s’infectent que si l’on tue la larve sans l’extraire. Tant qu’elle reste vivante, la plaie reste propre et certains pensent qu’elle secréterait un antibiotique. Avec un peu de patience, elle s’’en va toute seule sans troubles… Pour extraire la larve, certains mettent du gras de porc sur la plaie. La larve qui a besoin de respirer s’y creuse un tunnel et y reste, mais essayez de trouver du gras de porc dans la jungle...

La méthode la plus sûre et la plus facile de l’extraire est d’utiliser un aspivenin puis de désinfecter soigneusement la plaie. Sur la vidéo qui suit, on voit une extraction qui se fait avec des pinces. La vaccination antitétanique est aussi indispensable et doit être à jour…

Étrangement, certaines personnes en attrapent beaucoup, d’autres jamais. Je n’en ai observé que sur des chiens, oiseaux, singes et sur des hommes. Ce curieux parasite dévoreur de chair humaine peut se rencontrer du Mexique à l’Argentine. On l’attrape en forêt ou en zone humide, rarement en zone habitée.

  Photo

oisillon dans son nid infesté de vers macaque

Sur cette photo, on voit un oisillon dans son nid infesté de vers macaque. Nous en avons compté sept !

La tache blanche sous l’oeil est un énorme vers macaque.

 Vidéo


Forum
Répondre à cet article


pucePlan du site puceContact puceEspace rédacteurs puce

RSS

1996-2017 © Aventure en Guyane - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.15
Hébergeur : Voillemont Christian