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Aventure en Guyane
à l’époque où la jungle était intacte

10 ans de vie de Robinson en Guyane à une époque ou la Jungle était encore intacte et témoignage sur sa destruction.

Le candiru ou poisson vampire du Brésil

Le candiru est attiré par le sang et l’urine. Il est connu pour remonter les flux d’urine et pour se loger dans l’urètre

Article mis en ligne le 29 juin 2016
dernière modification le 30 janvier 2020

par Christian Voillemont

Le poisson que l’on nomme candiru (Vandellia cirrhosa) est un parasite de la famille Trichomycteridae et de l’Ordre des Siluriformes. Il parasite de gros poissons. Le candiru se nourrit de sang frais, et il parasitera son hôte jusqu’à la mort. Ce parasitisme lui est tout d’abord permis par sa petite taille et sa souplesse mais également grâce à un crochet lui servant d’attaches.

Lorsqu’il est jeune, il est craint par les populations locales, car il est attiré par le sang et l’urine. Il peut remonter les flux d’urine et se loger dans l’urètre. Le candiru ne présente une menace pour l’être humain que de manière exceptionnelle.

Adulte il mesure jusqu’a 25 cm. Son corps de forme conique et presque transparent, ce qui le rend difficile à repérer et complique le travail du médecin lors de l’extraction. Il parasite les autres poissons en se fixant dans leurs branchies. Grâce à des opercules pointus, et à une série d’épines autour de la tête, il se fixe à sa victime. Il s’alimente du sang qu’il tire des branchies de son hôte. Il n’est dangereux pour l’homme que lorsqu’il est petit, de la taille d’une allumette.

Il se nourrit aussi de cadavres qu’il peut dépecer en quelques minutes.

photo commons. : wikimedia.org Auteur : Dr. Peter Henderson, PISCES Conservation Ltd

J’ai trouvé un témoignage de médecin, Seyer Jérôme :

Je cite ’’ Patient de 23 ans, sexe masculin, consultant le service d’urgence pour dysurie et saignement urétral. Il rapporte avoir uriné dans le fleuve il y a trois jours, lorsqu’un poisson a pénétré dans son urètre, malgré ses efforts il ne put l’extraire, celui-ci étant trop glissant et trop petit. À l’examen physique, le patient est pâle, et présente de la fièvre, une douleur violente à la manipulation du pénis, une rétention d’urine, un saignement par le pénis et un gonflement du scrotum. Une endoscopie sous anesthésie générale est alors pratiquée. Elle met en évidence un poisson de grande dimension occupant tout l’urètre et obstruant le sphincter. Le poisson est enlevé par voie endoscopique. Les suites sont simples et sans séquelles urologiques.’’